lundi 6 août 2007

Brèves en vrac


A tous ceux qui s’intéressent à la vie tahitienne

• Commençons par le langage : les enfants apprennent le tahitien dès la maternelle et la langue tahitienne est mise en valeur. Pour exemple, le journal télévisé local passe une fois en tahitien, puis en français : la présentatrice n’est pas la même, le générique montre qu’on change de journal mais on voit exactement les mêmes reportages en français. A l’oreille je ne dirais pas que le tahitien est une langue mélodieuse. Je la trouve très hachée et ceux qui qualifient l’allemand de langue « dure » n’ont jamais entendu de tahitien !

• Quelques remarques de vocabulaire constatées : la fameuse tong que tous les Tahitiens portent, lorsqu’ils ne marchent pas nus pieds sur le bitume, est appelée « savate ». Les superbes chaussures de plage en plastique s’appellent ici des « nouilles » !!! Ainsi vous pourrez demander à tonton Jacky où sont passées ses nouilles bleues… Et enfin, lors de la visite du lycée agricole de Moorea, on nous a demandé si on avait une « charrette » pour transporter Evan. Ah, j’oubliais : on baigne les bébés dans une « bassine » !


nos nouilles

• En ce qui concerne les animaux : on parle souvent des chiens errants qui sont une vraie calamité ici, quoique pas du tout agressifs, ils font plutôt pitié, se déplaçant avec nonchalance sous le soleil polynésien et comment s’hydratent-ils reste pour moi un mystère… Mais on ne parle pas assez des poules sauvages ! Il y en a partout ! Même au plein cœur de Papeete ! Mais le pire, c’est qu’ici les poules ont des « ailes » ! Aussi, on s’était habitué à les voir se percher dans l’arbre du terrain vague qui colle notre fare, mais je ne m’attendais pas à ce qu’un matin, une poule décide de sauter sur mon mur pour atterrir dans notre jardin !! Je l’ai entendue arriver, j’ai regardé et lui ai dit : « Maintenant que tu es là cocotte, je te garde, je ne vais pas m’amuser à te courir après, tu n’as qu’à me faire un oeuf chaque jour et manger mes cent-pieds ! » Je me faisais une joie de la montrer à Evan à son réveil (Tout le monde connaît-il sa fascination pour les cocottes ?...) mais je n’ai plus retrouvé trace de la cocotte, si ce n’est ses excréments sur ma terrasse. Rrrrrrrh… Toujours sur le chapitre des animaux : les baleines à bosses sont arrivées pour mettre bas dans le Pacifique !

• Je veux vraiment écrire un petit mot sur la gentillesse des Tahitiens qui ont toujours le sourire, et même les caissières au supermarché ont l’air heureuses d’être là ! Ce matin, après avoir remis Evan dans son siège-auto et rangé la poussette dans le coffre, je ne me suis aperçue qu’une fois au volant que je n’avais pas fermé sa portière coulissante. Je m’apprêtais à redescendre quand un jeune Tahitien qui passait l’a fermée pour moi sans que je lui demande quoique ce soit ! J’ai trouvé ça génial ! C’est rien, juste un petit geste, mais qu’est-ce que ça ferait du bien qu’on en fasse plus souvent en France !

• Finissons par Evan : vous voyez les images, mais comme vous n’avez pas le son, il faut que je vous informe de ses progrès « langagiers ». Tout d’abord, il a attendu d’être à Tahiti pour dire maman, et maintenant il n’arrête plus !!! Bon d’accord, il réclame aussi souvent son père quand il n’est pas là. Sinon, il dit cocotte, pinpin, chat, chin, bateau, gateau, daroun pour avion, camion ou voiture, coca pour chocolat et dernièrement j’ai remarqué qu’il dit « tita » quand il voit un bébé ou qu’il se voit lui-même !

Dédicace à tonton Loic: "Moi, mon péché mignon, c'est les sablés fourrés à la noisette de chez Carrefour..."


dimanche 5 août 2007

Ballade en Polynésie

Voici quelques photos de mes premières missions en Polynésie

19/20 juillet sur l’atoll de Pukarua


Non ce n’est pas un tas de sable c’est un four tahitien, en fin de cuisson il commence à enlever le sable pour accéder à la nourriture.
Voici donc le four sans le sable

Il y avait tout ca dans le four…..

Le lendemain direction Reao

Oui c’est bien l’aéroport, 1 avion toutes les 2 semaines pour Tahiti et nous de temps en temps.

Ceci est un burgot une espèce de bulot qui se mange cru ca a le gout de palourde.

A Tahiti on les trouve sur le marché déjà décortiqué.

Fin de la mission direction Tahiti, couché de soleil avant d’arrivée.

31 juillet ballade en hélico

Atoll de Tetiaroa, il est privé ( Marlon Brando ), pas d’habitation, seulement des bateaux de touristes y viennent sur une journée pour profiter du lagon très bien préservé.


De retour à Tahiti iti, avec vu sur Tahiti nui

Voici le quartier ou l’on habite (à droite) et une vue sur Moorea en haut. On a été se promener là-bas hier, les photos seront bientôt sur le blog.

Voila pour mes premières missions demain je pars pour la nouvelle Calédonie, donc de belle photos à venir.



vendredi 3 août 2007

Scènes du quotidien






Ce sont les fameuses oranges du plateau des orangers. Je les ai achetées à un gamin qui les vendait au bord de la route, devant le parking de la poste (malin). Il était fier de me dire que oui, il avait été les chercher avec ses cousins. C'est qu'un filet déjà c'est lourd! Et il faut y monter au plateau! Quand je lui ai donné ses 3000 francs, il m'a dit de choisir, j'allais prendre un filet mais il m'a dit "Celui-là n'est pas assez garni" et il m'a donné le plus beau. C'est comme ça ici!
En tout cas, une seule orange suffit à remplir un verre d'un jus excellent! Evan en raffole, je suis obligée de lui dire non le soir!